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Friday, 13 April 2012

Auteurs et dictateurs / Authors and dictators

La Traductrice
Tal Al-Mallouhi
    


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Tombé par hasard cet après-midi en librairie sur La Traductrice d’Efim Etkind (traduit du russe par Sophie Benech, Editions Interférences, 2012). Ca se lit en un quart d’heure. C’est l’histoire vraie de Tatiana Gnéditch, une universitaire arrêtée à Leningrad par le NKVD en 1945 et condamnée à la prison et aux camps. Huit années pendant lesquelles, grâce à la bienveillance d’un « commissaire-interrogateur » éclairé, elle traduisit le Don Juan de Byron. De l’art comme outil de résistance à l’oppression.
Coïncidence : alors que le régime syrien vient d’assassiner 10 000 de ses ressortissants, le « comité des écrivains en prison » de PEN International nous rappelle le sort fait à Tal Al-Mallouhi, étudiante, poétesse et blogueuse de 20 ans, arrêtée à Homs et condamnée à 5 ans de prison : http://www.pen-international.org/wp-content/uploads/2012/03/2012-Womens-Day-Action-Final-Fr.pdf
Une coïncidence ne venant jamais seule : le 17 février dernier, le président russe Medvedev a remis la médaille Pouchkine à Ali Ukla Ursan, écrivain et poète syrien, zélateur de M. Assad, antisémite notoire, et apologiste des attentats du 11 septembre (il a notamment déclaré avoir « respiré avec soulagement, comme jamais [il] n'avai[t] respiré avant » lorsque les tours jumelles se sont effondrées). Cela, selon M. Ganichev, président de l’Union des écrivains de Russie, « est son affaire. Nous sommes reconnaissants qu’il s’intéresse à la culture russe. La politique, c’est autre chose. »
*
I came across Efim Etkind’s The Translator in a bookshop this afternoon – a new French translation from the Russian. It is the true story of Tatyana Gnedich, an academic who was arrested by the NKVD in Leningrad in 1945 and spent eight years in a prison camp. She only survived translating Byron’s Don Juan – a benevolent commissar having provided her with the book.
Coincidentally, as the Syrian regime is murdering its own people, PEN International is calling our attention to the fate of Tal Al-Mallohi, a 20-year-old student, poet and blogger who was arrested in Homs and sentenced to 5 years imprisonment: http://www.pen-international.org/wp-content/uploads/2012/03/2012-Womens-Day-Action-Final-Fr.pdf
And on 17th February, Syrian writer and poet Ali Ukla Ursan was bestowed with the Pushkin Medal by Russian President Medvedev. Ursan, an anti-Semite who supports the Assad regime, wrote that he had “breathed in relief as [he] had never breathed before” when the World Trade Center towers collapsed on 9/11, to which Mr Ganichev, the chairman of the Russian Writers Union, reacted by saying that “this is his own business. We are grateful that he was interested in the Russian culture. Politics is a different matter.”

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