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Wednesday, 25 July 2012

Comment peut-on être Belge (et traduire des livres) ?


Dans sa chronique du Nouvel Observateur du 12 juillet dernier, Jean-Claude Guillebaud nous recommande un livre dont il s’étonne « qu’il n’ait pas été célébré par nos médias. Il s’agit de l’ouvrage de Tim Jackson [Prospérité sans croissance], publié en 2009 en Grande-Bretagne et traduit l’année suivante en français, par un éditeur… belge ! » (Le Nouvel Observateur, N° 2488, p. 30). C’est moi, ou bien ces points de suspension et ce point d’exclamation ont quelque chose de dérangeant ? J’y vois le reflet de cette fameuse arrogance cocardière dont nos voisins nous accusent si souvent. Un ouvrage important traduit et publié en Belgique ! Stupeur ! Le monopole de l’esprit nous échapperait-il ? Je ne pense pas que Jean-Claude Guillebaud soit plus chauvin qu’un autre, mais en un sens c’est bien ce qui m’inquiète. Les insinuations de la ponctuation (forcément sujettes à interprétation) sembleront d’autant plus déplacées à quiconque jettera un coup d’œil au catalogue de l’éditeur en question (De Boeck).

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